

Des élèves de secondes ont organisé une campagne de sensibilisation en dénonçant l'entreprise Shein.
D'où vient ce vêtement ? Qui l'a fabriqué ? Quelles étaient ses conditions de travail? Combien a-t-elle été payée? Où? Combien de litres d'eau ont été utilisés pour le fabriquer ? Combien de temps vais-je le garder afin de suivre les modes?
Demandez à vos vêtements ! Le déni ou la volonté de ne pas savoir ne nous déculpabilisent pas. Le silence doit être rompu.
Comment un T-shirt, qui a nécessité 2 700 litres d'eau (la même quantité qu'une personne boirait en 900 jours) et qui a été confectionné à des milliers de kilomètres de l'endroit où il sera livré, peut-il coûter moins cher qu'un sandwich ?
La pollution est en partie due à l'utilisation de fibres synthétiques dérivées du pétrole, telles que le polyester, le nylon ou l'acrylique.
Conséquences : un demi-million de tonnes de fibres microplastiques issues de la production de SHEIN rejoignent l'océan chaque année. Cela correspond à 35 % des microplastiques primaires. C'est-à-dire ceux qui sont déversés directement dans l'environnement.
L'industrie textile, selon Greenpeace, est responsable de 10 % des émissions de gaz à effet de serre et de 20 % de la pollution de l'eau dans le monde.
Les produits toxiques utilisés pour le traitement des tissus sont abandonnés dans les rivières. Les pièces contiennent des produits chimiques nocifs. À la fin du cycle de la mode, elles sont jetées, polluant les décharges.
Les déchets sont transportés par des camions qui polluent également.
Depuis plus de 10 ans, l'Europe fabrique une grande partie de ses vêtements en Asie : "Les rivières d'Asie portent la couleur de la mode en Europe."
Une des solutions est la Slow Fashion.
L'industrie de la mode doit s'efforcer de faire en sorte que les vêtements soient durables. Pour ce faire, les élèves de sixième inscrits à l'atelier du Midi sur l'Education au Développement Durable, propose une collecte pour donner une seconde vie aux vêtements mais aussi aux objets car l'utilisation prolongée des vêtements est l'un des moyens de rendre la mode moins désastreuse pour l'environnement.
Une braderie sur le marché de Luchon sera organisée par les élèves en juin avec le soutien de la mairie et de l'association Cultureve.